À 14 ans , il décide de jouer au rugby et demande à Aleberto Granado,frère de son camarade de collège Tomas et son ainé de 6 ans, de lui en enseigner les rudiments. Une nouvelle qui catastrophe littéralement ses parents: non seulement cet enfant obstiné décide de conjurer ses déficiences physiques en choisissant un sport violent, mais il faudra désormais l'accompagner aux matchs avec de la ventlotine à portée de main en cas de crise d'asthme.
Outre le rugby et la natation, la pelote basque et l'athlétisme, Ernesto aime le tennis et le golf. Quand il ne fait pas de sport , il joue aux échecs, un exercie intellectuel qu'il prisera toute sa vie. À 15 ans, esprit sain dans un corps sain, il rétorque à l'ami Alberto tout juste sorti d'un séjour en prison après avoir participé à une manifestaion d'étudiants: "Descendre dans la rue pour me faire tabasser... Moi, si on me donne pas un flingue, je ne marche pas..."
Sportif accompli, l'adoslescent Ernesto n'en demeure pas moins ce qu'il a toujours été: un passionné de lecture. Ses intérêts vont de Freud à Kipling, de Baudelaire à Shakespeare de Garcia Lorca à Sophocle. D'une sensibilité à fleur de peau, il écrit très jeune des poèmes et gardera toujours le goût de la poèsie, en même temps celui de l'écriture. À 17 ans, il rédige un traité de philosophie inspiré de Voltaire. Vers la même époque, il entame un journal intime qui ne le quittera plus.